Du 5 au 9 octobre 2020

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Les marchés ont progressé même si les dépenses de relance aux États-Unis sont dans l’impasse

Les indices boursiers de référence en Amérique du Nord ont tous continué leur progression pour une deuxième semaine consécutive. Le prix du pétrole s’est également raffermi, malgré les importantes questions entourant la direction et l’orientation futures de l’économie américaine.

Avec le retour du président Donald Trump à la Maison-Blanche lundi dernier, après son hospitalisation de trois nuits pour traitement contre la COVID-19, les investisseurs ont reporté leur attention sur les perspectives d’augmentation des dépenses gouvernementales pour soutenir l’économie américaine.

L’optimisme entourant un accord à ce sujet, dont les législateurs débattent depuis la fin juillet, est remonté puis retombé au cours de la semaine. Mardi, le président Trump a fait chuter les marchés après avoir fait une annonce sur Twitter : « J’ai demandé à mes représentants d’arrêter de négocier jusqu’à après les élections. Dès que j’aurai gagné, nous voterons un grand plan d’aide qui sera centré sur les travailleurs américains et les petites entreprises. » Mais dès mercredi, les marchés se sont redressés lorsque les démocrates et les républicains ont repris les discussions. Les démocrates faisaient pression pour un vaste paquet global estimé à 2 200 milliards de dollars américains, tandis que le président et les républicains envisageaient des mesures différentes, notamment des paiements de 1 200 $ US directement aux Américains et une aide ciblée aux compagnies aériennes et à d’autres secteurs.

Les banques centrales ont insisté sur la nécessité d’une relance budgétaire

Alors que les législateurs américains continuaient à débattre de l’ampleur et de la portée d’un soutien budgétaire supplémentaire pour l’économie américaine, le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a souligné la nécessité de dépenses publiques, en plus des politiques monétaires de la banque centrale, pour stimuler la reprise économique. « Un soutien insuffisant entraînerait une faible reprise, créant des difficultés inutiles pour les ménages et les entreprises, a déclaré M. Powell dans une allocation virtuelle à la National Association for Business Economics. En revanche, les risques d’en faire trop semblent, pour le moment, plus faibles. Même si les actions politiques s’avèrent en fin de compte plus importantes que nécessaire, elles ne seront pas gaspillées. »

Les dirigeants des banques centrales canadiennes et européennes semblaient faire écho à leur homologue américain. S’adressant au Wall Street Journal, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a souligné que les programmes de dépenses publiques massives ont contribué à soutenir les économies de l’Union européenne pendant la pandémie : « Nous (la BCE) ne faisons plus cavalier seul, a-t-elle déclaré. Contrairement à ce que nous avons connu pendant la grande crise financière (de 2008-2009), nous avons des politiques fiscales et monétaires qui travaillent main dans la main et tentent de s’appuyer les unes sur les autres. » En référence à la situation au Canada, le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré dans un discours au Global Risk Institute que : « Sans les mesures budgétaires et monétaires de soutien, la pandémie aurait pu faire des ravages économiques encore bien plus étendus », mais il a également fait une mise en garde : « Il reste que la réponse énergique des pouvoirs publics, aussi nécessaire soit-elle, rendra l’économie et le système financier inévitablement plus vulnérables aux chocs économiques dans les années à venir. »

Le Parlement canadien a approuvé le programme économique du gouvernement

Le gouvernement libéral du Canada a remporté un vote de confiance sur son récent discours du Trône, y compris sur les plans économiques visant à aider la nation à traverser une deuxième vague de COVID-19. Les libéraux n’étant pas majoritaires au Parlement, ils avaient besoin du soutien d’au moins un parti d’opposition pour éviter de déclencher des élections. Le Nouveau Parti démocratique a accepté de soutenir le plan à condition de maintenir les allocations de chômage pour la COVID-19 de 400 à 500 $ par semaine et d’élargir l’accès à un programme national de congés de maladie payés. Le plan comprend également des éléments coûteux à plus long terme, comme un réseau national de garderie et des programmes environnementaux. Les coûts exacts du plan ne seront pas connus avant que le gouvernement ne présente une mise à jour financière au Parlement plus tard cet automne, qui sera soumise à un vote de confiance.


Marché boursier et obligataire*
INDICE CLÔTURE SEMAINE CUMUL ANNUEL
Indice composé S&P/TSX 16 562,81 2,24 % -2,93 %
Dow Jones Industrial Average 28 586,90 3,27 % 0,17 %
Indice S&P 500 3 477,13 3,84 % 7,63 %
Indice composé NASDAQ 11 579,94 4,56 % 29,06 %
Rendement des obligations du GdC de 10 ans 0,63 % 0,07 % -1,07 %
Rendement des bons du Trésor américain de 10 ans 0,79 % 0,09 % -1,13 %
Cours du baril de pétrole brut WTI ($ US/baril) 40,60 $ 9,58 % -33,66 %
Dollar canadien 0,7613 $ US 1,33 % -1,12 %
Taux préférentiel de la Banque du Canada : 2,45 %

* Résultats hebdomadaires terminés le 9 octobre 2020. Sources : www.bloomberg.com, www.banqueducanada.ca et www.treasury.gov.


Ce qui nous attend

Données économiques : Les marchés réagiront probablement à une série de rapports qui seront publiés cette semaine sur l’inflation, le logement, la production de pétrole, l’emploi, l’industrie manufacturière, le commerce et la vente au détail, alors que les investisseurs auront plus d’information sur la reprise économique au Canada et aux États-Unis.

Dates importantes

  • 19 octobre : Publication des enquêtes sur les perspectives des entreprises et les attentes des consommateurs de la Banque du Canada
  • 28 octobre : Annonce du taux directeur par la Banque du Canada et publication du Rapport sur la politique monétaire
  • 3 novembre : Élection présidentielle américaine
  • 4-5 novembre : Réunions et déclaration de la Réserve fédérale américaine

À retenir

Il faut se concentrer sur les résultats à long terme. Si vos objectifs d’investissement, votre tolérance au risque et votre horizon de placement n’ont pas changé, vous êtes probablement sur la bonne voie. Essayez de faire fi des hauts et des bas à court terme pour vous concentrer sur les résultats à long terme. L’histoire nous démontre que les marchés finissent par se redresser pour évoluer à la hausse.


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